visuel-ai-1024x458

Un ingénieur français travaillant dans l'intelligence artificielle dans la Silicon Valley remarquait récemment qu'il y avait de moins en moins d'ingénieurs américains dans son équipe et de plus en plus d'Indiens, de Chinois, de Coréens ... Il y voit une explication.

Depuis leur plus jeune âge et même s'ils sont nuls, les Américains sont encouragés par le pédagogisme ambiant - tu es merveilleux, mon fils ! -. Arrivés à l'âge adulte, c'est l'université qui les encense même si leur production est insignifiante - tu es formidable ! ce que tu fais est génial ! -. Entrés dans le monde du travail, on les encourage encore en leur faisant croire que ce qu'il font est ... exceptionnel. Et un jour, le couperet tombe : on les vire parce qu'on se rend compte qu'ils sont très mauvais et que leur insuffisance remonte à l'acquisition des savoirs fondamentaux. On les vire et ... on les remplace par ... des Indiens !

En France, nous en sommes au même point. Les résultats annuels de l'étude PISA (Programme International pour le Suivi des Acquis des élèves) sont sans appel : en mathématiques, les 5 % des meilleurs élèves d'aujourd'hui sont à peine au niveau des élèves moyens d'il y a 30 ans et les élèves moyens sont eux-mêmes au niveau des pires d'hier ; en sciences de la vie, idem ; en Français et en philosophie, n'en parlons même pas ! Et pourtant, les résultats au baccalauréat sont exceptionnels ...

Cherchez l'erreur !

Elle tient à la même cause qu'aux Etats-Unis d'Amérique : le pédagogisme qui veut faire de chaque enfant depuis 40 ans un être exceptionnel, qui a droit à toute la bienveillance de ses aînés même si son savoir et son intelligence sont des plus mauvais. Arrivé à l'âge adulte, cet être exceptionnel, paré de son inculture, n'a jamais été confronté à l'échec, ne se remet donc pas en question et se considère hélas "au-dessus de la moyenne".

Investi des pouvoirs formidables que lui donnent les réseaux sociaux, cet imbécile patenté et encensé par l'Education Nationale se croit alors investi d'une mission : donner son avis sur les avancées les plus prodigieuses de la science, remettre en cause les études des plus grands chercheurs, défier la communauté scientifique. Il n'a bien entendu :

  • ni le début du commencement de la moindre compétence dans aucun domaine, à commencer par la médecine,
  • ni le bagage théorique minimal pour comprendre ce qu'est une série statistique ou une probabilité.

Ajoutez à cela que, malgré une méconnaissance complète des grands mouvements de l'Histoire, il s'autorise à se comparer à un résistant ou à voir dans nos gouvernants des apprentis dictateurs ! Son civisme et sa moralité - si tant est qu'il en ait ! - ont été systématiquement démolis depuis 30 ans par le droit des minorités qui tend à s'imposer à la majorité. Il se vit désormais en héros révolutionnaire ... parce que sa voix compte ..., parce qu'il a quelque chose à dire..., peu importe que ce soit une énorme ânerie !

L'inculture générale règne.

Chaque année, 600.000 bacheliers sortent de l'enseignement secondaire. Ils n'ont qu'une très vague idée de qui est le radical Jean Moulin (1899-1943), de ce pourquoi il est mort. Ils ne savent pas comment fonctionnent une cellule animale et comment y pénètre un virus. Ils n'ont aucune idée de ce qu'est une loi de distribution normale ..., toutes choses qui sont pourtant au programme et qu'ils n'ont jamais apprises.

Mais on leur a dit qu'ils étaient ... formidables !!!

Alors ..., ils parlent ..., postent leurs gazouillis vengeurs et ils refusent de se faire vacciner parce que "on n'a pas assez de recul". Ils refusent le passe sanitaire parce que "on vit en dictature" ... Et, plus ils parlent et gribouillent, plus on les écoute parce que ... "la parole de chacun est précieuse".

Notre pays est à l'origine de l'esprit des lumières,
des plus grandes avancées de la science et de la médecine.
La France a longtemps été à la pointe de l'innovation.

Nous ne sommes plus désormais en tête des classements internationaux.

Le mouvement "antivax", la révolte contre le passe sanitaire ... ne sont pas des accidents de l'Histoire. Il sont le symptome d'un spectaculaire basculement de notre pays dans l'ignorance.

Culture générale

Réveillons-nous.
Remettons la culture générale
au coeur de notre politique éducative.

Je ne suis pas à l'origine de ce texte que j'ai amendé alors qu'il m'a été envoyé par mon ami Jacques Masmontet sans que je sache qu'il l'a écrit.