Véronique Dubeau-Valade

08 avril 2021

Les rendez-vous citoyens > jeudi 8 avril 2021

AnnonceConfinés nous sommes ... mais cela n'empêche pas de se retrouver autour d'un verre chaque jeudi à 18 h pour parler de tout ce qui fait la vie !

Aujourd'hui, nous apprenons que le président de la République a décidé de supprimer l'ENA, l'Ecole Nationale d'Administration.

Décision quelque peu démagogique à mon goût : certes les énarques - dont Emmanuel Macron est un pur produit - nous agacent, voire nous horripilent ... mais faut-il pour autant supprimer ce bel outil au service de l'administration française ?

Ne faudrait-il pas simplement en garder les principes mais en faire évoluer l'enseignement pour l'ouvrir plus sur les réalités citoyennes et économiques à travers des stages non seulement dans les préfectures et autres services de l'Etat mais encore dans des entreprises, voire des associations de terrain et en province ?

Il se dit que l'ENA serait supprimée mais remplacée par un institut regroupant plusieurs instituts de formation de cadres de l'Administration ... Cela peut avoir du sens ... 

Voilà ... c'est de tout cela que je vous propose de discuter ce soir en vous connectant, bien calé(e)s dans vos fauteuils et votre bière préférée à portée de main (!), à meet.jit.si/lesrendez-vouscitoyens.

A tout à l'heure ?

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29 mars 2021

Rendez-vous citoyen du jeudi 1er avril 2021

AnnonceEn raison d'un décalage inopiné de rendez-vous hospitalier que Véronique Dubeau-Valade a accepté par respect des personnels soignants, le rendez-vous citoyen de jeudi 1er avril est décalé au jeudi 8 avril à 18 h.

Le sujet prévu est maintenu : les réseaux numériques en milieu rural et particulièrement sur le territoire des Bastides Dordogne-Périgord.

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25 mars 2021

Les rendez-vous citoyens : la gestion des déchets végétaux

Annonce

jeudi 25 mars 2021

La gestion des déchets végétaux

Avec le retour des beaux jours, nous avons tous envie de profiter de jardins propres et beaux ! Et pour nous qui vivons "à la campagne", nous avons aussi les obligations qui vont avec les joies de la nature ... qu'elles concernent notre environnement immédiat ou les terrains que nous pouvons posséder ici ou là.

Alors ... que dit la loi ?

en Nouvelle-Aquitaine et plus précisément en Dordogne-Périgord

  • interdiction de brûler les déchets végétaux à l'air libre ou dans un incinérateur car les brûler, surtout lorsqu'ils sont humides, dégage des substances toxiques pour les êtres humains et l'environnement. Ils peuvent également créer des troubles de voisinage.

amende pouvant aller jusqu'à 450 €
interdiction de vendre ou prêter un incinérateur de jardin 

  • obligation de débroussailler à moins de 200 m de bois et forêts, en fait dans les zones exposées à un risque d'incendie. Débroussailler limite en effet les risques de propagation d'incendie, d'où la nécessité de réduire les matières végétales de toutes natures (herbe, branchage, feuilles ...) pouvant prendre feu et propager le feu, notamment à des habitations

En zone rurale : 
- autour de l'habitation sur une profondeur de 50 m
- le long des voies d'accès (route, sentier, chemin privatif), autour de l'habitation sur une profondeur de 10 m de part et d'autre de la voie
En zone urbaine dotée d'un Plan Local d'Urbanisme (PLU) : sur l'intégralité du terrain
En zone urbaine non dotée d'un PLU : sur une profondeur de 50 m autour de l'habitation

Les déchets végétaux, c'est quoi ?

  • l'herbe d'après tonte
  • les feuilles mortes
  • les résidus d'élagage, de taille de haies et arbustes
  • les résidus de débrouissaillage
  • mais aussi ... les épluchures de fruits et légumes !

Les biodéchets

Que faire de ses biodéchets ?

En France, ils représentent 17 millions de m3 produits chaque année. Evitons qu'ils aillent emplir les zones d'enfouissement !

La réunion de ce soir traitait des déchets découlant d'un usage particulier, les professionnels étant suffisamment équipés et informés quant à eux pour en assurer la collecte et la destruction.

Aujourd'hui, les ménages sont encouragés à stocker et utiliser les biodéchets qu'ils générent eu-mêmes, sans l'assistance de professionnels.

  • stocker, c'est généralement déposer ses biodéchets dans un composteur dans lequel ils vont se décomposer pour produire du compost. Le compost permet de réduire d'1/3 le volume/poids des ordures ménagères.
  • utiliser, c'est notamment en profiter pour amender la terre de nos jardins ou protéger nos plantations par du paillage

Compostage et paillage favorisent en effet la biodiversité, plus globalement l'environnement et ... nos portes-monnaie en évitant les déplacements vers les déchetteries.

Que sont les propositions citoyennes de ce soir ?

Force est de constater que si tout un chacun reconnaît le besoin de réduire drastiquement sa production de déchets résiduels et s'engage à prendre des mesures pour ce faire, subsistent des problèmes qui ne peuvent être traités qu'au niveau collectif, en proximité avec la commune reconnue comme 1er service public indispensable.

Stockage et utilisation possibles par le particulier lambda

  • compost-COLOR-WEB

    stockage des épluchures de fruits et légumes, de tonte de gazon ... générant un compost utile au développement de nos jardins paysagers, potagers, ...
  • dépôt de tonte fraîche au pied des plantations assurant humidité, éléments nutritifs, faune auxiliaire (vers, insectes ...)
  • tonte laissée sur place, cette matière organique riche se décomposant sur place au profit du gazon
  • broyage des petites branches sur place vidé soit dans le composteur, soit au pied des plantations pour protéger et nourrir les sols
  • accueil de poules qui se régalent de nos déchets de cuisine et nous pondent de bons oeufs 
  • ...

Problèmes rencontrés par le particulier lambda

  • les propositions précédentes sont applicables seulement en cas d'habitat individuel
  • elles ne répondent pas aux besoins de propriétaires de terrains non standard dans l'obligation de débroussailler (entretien de rives de rivière, de sites abrupts ...)
  • elles peuvent être inapplicables par des personnes en difficulté ne disposant pas de moyens financiers suffisants pour faire appel à des entreprises de service

La collecte publique de biodéchets reste une nécessité ponctuelle

La gestion des déchets est un formidable atout d'économie circulaire.

La commune apparaît comme le 1er service public de proximité.

  • les résidus de gros élagage réalisés par des particuliers sur des sites difficiles de forme ou d'accès doivent pouvoir être collectés par la commune avec la mise à disposition de remorque ou vaste bac qu'elle enlève en fin de chantier, service payant
  • pour les habitants en immeuble ou ne disposant pas de jardin, les communes ou gestionnaires de collecte de déchets doivent organiser la collecte de biodéchets

- en millieu rural, possibilité de créer des points de compostage sur des jardins partagés (expériences en cours)

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possibilité de mise à disposition facturée de broyeurs collectifs de végétaux pour gros volumes et grosse taille (expériences en cours)

- en millieu urbain, possibilité de collecte en porte à porte de sacs de déchets alimentaires par des entreprises fabricant et revendant du compost (expériences en cours)

L'utilisation après collecte des déchets verts, incluse dans la gestion globale des déchets, pourrait participer à la production de biogaz alimentant des systèmes de chauffage collectifs ...

Et pourquoi ne pas créer des collectifs se portant acquéreur d'équipements et outillages nécessaires pour des gros travaux qu'ils mettraient à disposition de leurs adhérents avec un système de bénévolat solidaire ?

Et si revenir au temps jadis où les communes apportaient de véritables services publics d'hygiène et où les populations étaient solidaires les unes des autres était le vrai progressisme ?

Remettons-nous autour de la table pour affiner ces propositions et les mettre en pratique !

Rendez-vous jeudi prochain pour parler numérique

(meet.jit.si/lesrendez-vouscitoyens)

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22 mars 2021

Préserver la biodiversité pour protéger l'humanité

C'est le thème du séminaire qu'organise via internet le Mouvement Radical

mardi 6 avril à 18 h 30

Ne manquez pas ce webinaire où vous aurez la chance de retrouver des intervenants de premier plan !

Cette rencontre sera animée par Monique Boulestin, déléguée nationale du Mouvement Radical aux débats, ancienne députée de Haute-Vienne et par Gaëtan Blaize, docteur en immunologie et secrétaire national du Mouvement Radical à la recherche.

Affiche

L'objectif est de faire un état des lieux de l'impact de l'homme sur sa biodiversité et les conséquences de cet impact sur la santé humaine : état des lieux, conséquences, quelle action politique aujourd'hui, quelle action politique à mettre en place demain ?

Les échanges seront libres entre les personnalités invitées :

  • Corinne LEPAGE - Ancienne ministre de l'Environnement, co-présidente de Cap-Ecologie
  • Marie-Monique ROBIN - Journaliste d'investigation, réalisatrice et écrivaine - Prix Albert Londres
  • Véronique TRILLET LENOIR - Médecin cancérologue, députée européenne
  • GAMET'S - Groupe Associatif d'étudiants en Master à Tours en Biologie de la reproduction

Des questions pourront être posées par les spectateurs en ligne.

L'inscription en ligne est libre et gratuite. Cliquez ici pour ce faire.

19 mars 2021

Rendez-vous citoyen pour proposer ...

La gestion des déchets en Dordogne

Il ne sert à rien de "roumer" dans son coin ... et on ne peut même plus se retrouver au bistrot pour refaire le monde ...

Alors, on devient efficace en se retrouvant tous ensemble derrière nos écrans, un verre à la main, pour réfléchir aux problèmes que chacun d'entre nous rencontre et auxquels on peut collectivement trouver une solution

C'est ainsi que nous nous sommes instruits jeudi 18 mars sur l'évolution de la collecte des déchets dans le temps pour en arriver à constater malheureusement un évident retour en arrière en Dordogne-Périgord.

Le compte-rendu qui découle de ce rendez-vous citoyen est disponible en cliquant ici. Du brassage d'idées est sorti un ensemble de propositions qui va faire l'objet d'une lettre-type que chacun des Périgordins intéressés pourra adresser à son maire pour qu'il en soit le relais auprès du SMD3 :

  1. retour à la collecte en porte à porte tel qu'existant au 31 décembre 2019 a minima avec possibilité de supprimer des circuits considérés comme difficiles (certains cœurs de ville ou villages anciens par exemple) ou trop coûteux (habitat isolé et loin de réseaux routiers courants par exemple) avec une re-utilisation des bacs jaunes et marrons appartenant au SMD3 et abandonnés par ce dernier chez les Périgordins (une forme de pollution incombant au syndicat !)
  2. transformation des dits PAV en Points d'Apport Complémentaire avec une répartition révisée et une meilleure intégration dans les paysages historiques et touristiques
  3. mise à disposition des loueurs de chambres d'hôtes, meublés et gîtes touristiques de sacs pré- ou post-payés par tarification incitative, ces sacs étant ramassés en porte à porte en même temps que les bacs
  4. organisation de la collecte des déchets alimentaires et verts en lien avec Paprec Agro ou une entreprise similaire > économie circulaire
  5. tarification via la TEOMI, la taxe offrant la garantie d'un véritable contrôle par les représentants du Peuple (maires et conseillers communautaires) et de la maîtrise de son évolution tarifaire
  6. réflexion sur la mise en place d'une véritable action éducative quasi-individualisée via le service civique en opposition à la communication opérée par le SMD3 qui apparaît aux yeux des "usagers" comme une opération publicitaire inutile et dispandieuse donc injuste
  7. engagement à la préparation d'un mode futur d'incinération avec effets complémentaires(type système de chauffage collectif par exemple) : une telle annonce rapidement permettrait d'apaiser les tensions …

Annonce

L'évacuation des déchets verts

Notre prochain rendez-vous citoyen
se tiendra
jeudi 25 mars de 18 h à 19 h
et traitera du problème que représente
l'évacuation des déchets verts.

Rendez-vous donc sur
meet.jit.si/lesrendez-vouscitoyens.

17 mars 2021

Hydroélectricité et transition énergétique

"Les Vosges" avec ses 11 sites représente le 2è département du Grand Est le plus pourvu en moulins à eaux. Les 63 qu'affiche la Dordogne en font quant à elle le plus pourvu de Nouvelle-Aquitaine.

Gérant moi-même une société propriétaire d'un ensemble de 4 moulins fondés en titre dans une lourde friche industrielle, je rejoins l'intérêt du sénateur vosgien Daniel Gremillet qui propose une loi pour inscrire l'hydroélectricité au cœur de la transition énergétique et de la relance économique.

Il constate que l'hydroélectricité constitue une source d'énergie de premier plan et figure parmi les sources d'énergie les plus décarbonées.

Il me semble important de soutenir sa proposition, son objectif premier étant d'encourager la production d'énergie hydraulique, notamment la petite hydroélectricité  par le biais de 3 axes :

  • consolider le cadre stratégique en faveur de la production d'énergie hydraulique ;
  • simplifier les normes applicables aux projets d'énergie hydraulique ;
  • renforcer les institutions fiscales afférentes aux projets d'énergie hydraulique.

Cette proposition de loi concerne à la fois la transition énergétique, le plan de relance économique et l'avenir de la ruralité.

Moulins fondés en titre

J'attire particulièrement l'attention du lecteur sur le sort de ces si nombreux moulins à eaux fondés en titre* dont certains sont inscrits ou classés au titre des Monuments Historiques et qui appartiennent pour beaucoup à de modestes propriétaires privés.

*Les droits fondés en titre concernent les ouvrages dont l'existence est avérée avant le 4 août 1789, c'est-à-dire avant l'abolition de la féodalité". Pour ce qui est des moulins, ce droit consiste à produire de l'énergie hydraulique.

Ils sont en premier plan pour produire de la petite hydroélectricité mais ont souffert ces récentes années d'obstacles non seulement juridiques mais surtout administratifs, les services départementaux représentant les ministères concernés n'étant généralement pas d'accord sur l'interprétation des textes autour des enjeux liés à la continuité écologique des cours d'eau.

Il semble aujourd'hui que les règles en la matière aient été assouplies par la loi dite "autoconsommation" du 24 février 2017. Les porteurs de projet de revalorisation de moulins à eaux pourraient également bénéficier de souplesse de la part des services de l'Etat.

Pour autant, la remise en service de moulins fondés en titre reste un véritable parcours du combattant avec des coûts exorbitants pour leurs propriétaires (généralement privés) tant les exigences de l'Etat sont fortes. Pour exemple, le montant demandé par une société de conseils pour faire valider par les services de l'Etat un droit fondé en titre est de l'ordre de 10 K€ et cette validation est indispensable à l'amorce de tout projet de centrale micro-hydroélectrique.

Friches industrielles & ruralité

L'hydroélectricité représente également un levier essentiel de développement économique pour nos territoires ruraux, constate le sénateur Gremillet dans la présentation de sa proposition de loi.

Et c'est une réalité en Dordogne, 1er département touristique de l'intérieur… si l'on met à part Paris, bien évidemment !

Car outre la production d'électricité, les moulins peuvent permettre d'autres usages tels que l'alimentation en eau potable, l'irrigation des terres agricoles mais sont surtout porte ouverte sur l'activité culturelle et touristique. Leur intérêt patrimonial est incommensurable.

Le plan de relance économique se doit de les utiliser pour développer les territoires ruraux.

 

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Photographie : Bernard Dupuy pour Vox Historiae (reproduction interdite) -

Le rendement d'une micro-centrale hydroélectrique n'est pas suffisant pour encourager des investissements techniques importants dans le cadre de la revitalisation d'un moulin à eau.

L'activité culturelle et touristique autour de son histoire et de sa technicité peuvent apporter le complément nécessaire à sa rentabilité.

Bien qu'aujourd'hui on attache de l'importance à la valorisation du patrimoine bâti, de nombreux moulins à eau n'ont pu être entretenus correctement au fil du temps. Ils sont eux-mêmes à l'état de friche industrielle.

Le rapport d'information n° 3811 de l'Assemblée Nationale – que Stéphanie Kerbach, co-rapporteur m'a aimablement adressé – propose des pistes, les transformations nécessaires pour accélérer la revalorisation des friches industrielles, commerciales et administrativesNous allons les étudier !

12 mars 2021

Parlons de la collecte des déchets

Covid oblige ... Si nous voulons continuer à vivre le plus normalement possible, il nous faut faire évoluer nos habitudes et nous adapter aux conséquences de la crise sanitaire qui s'installe peu à peu dans notre monde.

Mais cette situation nous questionne aussi ... et peut-être enfin ?! ... sur notre environnement qu'il soit naturel ou socio-économique.

"Les verts" autoproclamés du parti politique "Europe Ecologie Les Verts" nous proposent des solutions sectaires que nous ne pouvons pas accepter. Doit-on renier notre culture, nos coutumes, nos traditions, notre histoire ... pour apparaître un citoyen responsable ?

Pour moi, la réponse est non.

Il n'y a pas besoin de renoncer aux sapins de Noël, aux repas équilibrés dans les écoles et que sais-je encore ... pour participer de manière dynamique et responsable à la protection de notre planète et à son développement durable.

Mais oui, nous devons prendre en mains notre avenir et, bien plus, celui des générations futures.

Affiche

Le climat se dérègle ?
Ne nous dérèglons pas avec lui ...
Pensons, proposons et agissons.


Je vous encourage à nous retrouver
chaque jeudi dans le cadre d'un apéritif virtuel,
autour d'un verre que nous boirons chacun chez soi,
pour penser à ce que nous pouvons faire,
chacun pour tous et tous pour un.

Nous commencerons la série de ces rencontres
jeudi 18 mars 2021 à 18 h
sur le thème de
la collecte des déchets.

Rencontrons-nous sur jitsi chaque jeudi à 18 h en cliquant sur le lien
https://meet.jit.si/Lesrendez-vouscitoyens.

07 mars 2021

Journée Internationale de la Femme

Hommes et femmes

Les femmes et les hommes d'aujourd'hui commencent à bénéficier du fruit des engagements de leurs aînés en matière d'égalité des sexes.

C'est ainsi qu'on peut voir des jeunes femmes conduire d'énormes camions dans le cadre de leur emploi de chauffeur routier comme on découvre des papas attendant leurs enfants à la sortie de l'école en ayant fait le choix d'être "père au foyer". Et il arrive que ce choix soit opéré parce que c'est Madame qui bénéficie du meilleur salaire.

Hélas, ce dernier cas n'est pas encore généralisé.

Alors, au lieu de nous battre sur des formes d'écriture dévalorisant notre belle langue française, nous ... les femmes, nous devons nous battre surtout pour qu'à travail égal il y ait salaire égal.

C'est en tous cas le voeu que je formule à l'occasion de la journée internationale des droits des femmes.

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26 février 2021

De la gestion des déchets en Dordogne

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Le problème de la gestion des déchets va sans aucun doute occuper les esprits à l'occasion des prochaines élections départementales et régionales.

De fait, le Conseil Départemental n'a ni la compétence en matière de planification et de gestion des déchets, ni celle de la collecte et du traitement des déchets. La 1ère a été transférée à la Nouvelle-Aquitaine et la seconde au SMD3 (Syndicat Mixte Départemental des Déchets de la Dordogne).

Et c'est ce dernier qui, à l'heure actuelle, focalise toutes les inquiétudes des Périgordins, voire leur colère. 

Le SMD3 - structure indépendante dont le conseil syndical est composé de représentants de collectivités locales et de communautés de communes ou d'agglomération -  a en effet décidé unilatéralement et sans véritable concertation de supprimer totalement la collecte individuelle en porte à porte (PAP) pour la remplacer par un système uniquement collectif : les habitants sont obligés d'aller porter eux-mêmes la totalité de leurs déchets sur des sites disséminés ici et là, des points d'apport qualifiés de "volontaire" (PAV).

Or de volontaire, il n'y a que le nom imposé par le SMD3. Une grande majorité d'habitants conteste cette décision unilatérale et son mode de financement à un point tel qu'un "collectif des usagers mécontents de la collecte des déchets en Dordogne" regroupe aujourd'hui plus de 6.000 abonnés sur Facebook (voir l'article paru sur le journal d'informations locales en territoire couzo-lindois "Le Papotier").

Ils constatent à juste titre que :

  • tous les habitants ne sont pas équipés de voitures pour transporter l'ensemble de leurs déchets,
  • certains sont physiquement dans l'incapacité de le faire telles des personnes âgées, handicapées voire socialement diminués ;
  • les conditions d'hygiène sont dégradées (voitures, environnement ...) ;

 210218 à Couze 200726 Place Charles de Gaulle

  • le patrimoine naturel et bâti est également dégradé alors qu'il attire des visiteurs faisant de notre territoire le 1er département touristique de France hors littoral ;
  • les dépenses énergétiques sont multipliées avec le remplacement d'un camion de collecte par des dizaines de véhicules privés ;
  • le mode de financement est disproportionné (redevance forfaitaire) et il génère des frais complémentaires tant pour les usagers (utilisation de leur voiture, recrutement de personnel pour les personnes âgées, handicapées ou à mobilité réduite ...) que pour les collectivités (frais d'entretien supplémentaires autour des PAV, voire dans la nature sur de nouvelles décharges sauvages ...
  • ...

Le SMD3 de son côté a laissé croire que ces formes de collecte comme de tarification étaient imposées par la Loi alors que le citoyen commence à comprendre que tel n'est pas le cas. En réalité :

  • la France doit réduire de manière drastique la destruction de ses déchets, particulièrement ceux qui sont enfouis et ses habitants sont donc invités à trier toujours plus pour les limiter - ce qui est globalement bien accepté même si "peut faire mieux" ;
  • pour ce faire, la Loi a mis en place une tarification incitative (TI) que les gestionnaires de déchets ont le choix de mettre en place sous forme de taxe d'enlèvement des ordures ménagères incitative (TEOMI) ou redevance d'enlèvement des ordures ménagères incitative (REOMI) en leur laissant le choix de la mise en oeuvre qu'ils considèrent la plus appropriée.

Très, très rares sont ceux qui ont opté pour le seul mode de ramassage collectif qui retire le service public de collecte des déchets.

La plupart des communes, communautés de communes ou agglomérations ont choisi le maintien du PAP en les complémentant par des PAV, voire de la collecte de sacs afin d'offrir le plus large panel de solutions pour toutes les situations.

Le problème en Dordogne vient du fait que le choix opéré par la précédente équipe de direction du SMD3 a amené le syndicat à passer un marché faramineux pour l'acquisition des PAV, camions ainsi que pour la mise en oeuvre de ce système de collecte informatisé.

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Mais on découvre aujourd'hui - notamment à travers un compte-rendu dans l'édition du 24 février de Sud-Ouest - que "le déploiement des points de regroupement pour la collecte des ordures ménagères" est à la charge des collectivités et le montant en est parfois faramineux. A titre d'exemple, pour la communauté d'agglomération de Bergerac, il s'élève à 400.000 €.

Malgré l'engagement financier contracté par le SMD3 et les conséquences qu'il a sur les finances de nos collectivités, il faut trouver LA solution pour un retour à la collecte en PAP telle qu'elle était au 31 décembre 2019, voire partout où cela est possible - on comprend que certains coeurs de ville comme les hameaux disséminés peuvent poser problème - et pour une tarification incitative sous forme de taxe afin de maintenir le principe de solidarité de l'impôt.

Les candidats aux élections régionale et départementale devront se positionner sur le sujet et s'engager, bien que cela ne soit pas de leur compétence propre, à participer à toute réflexion utile afin de maintenir un service public de qualité sur notre territoire.

Je prends personnellement ma part dans ce combat contre l'inégalité, pour le maintien ou le retour des services publics en milieu rural et le soutien aux personnes en difficulté physique ou sociale (cf. article de Sud-Ouest du 20 février 2021).

210220 SO Article Couze

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25 février 2021

Liberté de croire, liberté de ne pas croire ...

La laïcité

Liberté, égalité, fraternité ... trois mots qui forment notre devise française, trois mots qui synthétisent les valeurs de notre République, trois mots qui nous unissent ..., trois mots dont le sens est concrétisé par le mot "laïcité".

 

La liberté de penser et d'agir

La laïcité ..., le droit de croire ... ou de ne pas croire ! La liberté de penser et d'agir en fonction de notre conscience ...

Cette conscience hélas, certains essaient de la manipuler - et particulièrement en ces temps compliqués par la pandémie planétaire autour des COVID.

Alors ... certains se mettent à croire n'importe quoi énoncé par n'importe quel charlatan ... et se laissent embarquer dans ce que nous appelons communément une secte.

Jeune femme membre du Lions Club Paris Champs-Elysées, j'avais été affectée à la commission "Jeunesse" ... et c'est là, dans les années 1975-1980,  que j'ai appris ce qu'elles étaient, ce qu'elles faisaient des hommes et des femmes qui avaient le malheur de s'y laisser entraîner.

On n'y est pas dans la foi en un quelconque être supérieur, on y est dans la manipulation. Le cerveau y perd sa liberté de penser et d'agir.

L'Etat lui-même a commencé à s'inquiéter de ce phénomène à partir du drame de Georgetown en Guyana où 923 membres du mouvement - "Le Temple du Peuple" - avait été encouragés à mourir et étaient passés à l'acte. On a connu ensuite le drame du "temple de l'ordre solaire" en France ...

On a alors pu penser que les Français avaient pris conscience des dangers de l'infeodation à un quelconque être humain ...

Que nenni ... Les mouvements sectaires existent toujours et affichent le contraire de la liberté : l'asservissement.

 

La lutte contre les mouvements sectaires

Le gouvernement Juppé, en 1966, a créé un Observatoire interministériel sur les sectes et c'est au final sous le gouvernement Jospin en 1998 qu'a été créée la Mission Interministérielle de lutte contre les sectes, devenue au final sous le gouvernement Raffarin en 2002 la Mission Interministérielle de vigilance et de lutte contre les rives sectaires (MIVILUDES), la Miviludes étant alors placée sous l'autorité du Premier Ministre.

"Les missions de la Miviludes s’inscrivent dans le consensus français de protection des victimes et de l’ordre public. La veille et la lutte prend en compte les seuls actes et comportements contraires aux lois et règlements, portant atteinte aux droits fondamentaux de la personne ou troublant l’ordre public."

On le voit ... ce sujet transcende les sensibilités politiques tant il est grave pour notre société, pour l'Homme ..., pour les enfants et adolescents qui, pour certains trop nombreux, souffrent de la folie de leurs parents ...

J'ai donc fait partie de ces citoyens qui ont regretté que la Miviludes ait cessé d'exister de manière autonome en passant au 1er janvier 2020 sous le contrôle du Ministère de l'Intérieur au sein du Comité interministériel de prévention de la délinquance et de la radicalisation (CIPDR). 

Réduire le rôle de la Miviludes à la prévention de la délinquance et de la radicalisation est totalement méconnaître les conséquences de l'asservissement à une secte, quelle qu'elle soit.

Le Sénat parle de "choix contestables" et s'explique.

Dans une circulaire du 27 mai 2005, le Premier ministre, Jean Pierre Raffarin, rappelait que le phénomène sectaire s'exerce par le biais de petites structures diffuses, mouvantes et difficilement identifiables. Il ajoutait que « l'existence d'une mission interministérielle rattachée au Premier ministre permet la cohérence de l'action de l'État en coordonnant l'activité des services. Le comité de pilotage opérationnel, qui réunit les représentants des administrations centrales les plus concernées, se réunit tous les deux mois ».

Et le 1er août 2017, le Premier ministre Édouard Philippe expliquait que si la MIVILUDES apportait depuis trois ans une contribution au dispositif de prévention de la radicalisation, « prévenir les risques et lutter contre les dérives dans les domaines aussi divers que la santé et le bien-être, l'éducation, la formation professionnelle, reste un enjeu majeur ». Il ajoutait que « les préjudices pour la société en matière d'atteintes physiques, morales, financières pour les adeptes, de délitement des liens familiaux ou encore de détournements de circuits économiques justifient le maintien d'une politique interministérielle, garantie par le rattachement de la Mission aux services du Premier ministre ».

 

Ma proposition au mouvement radical

Miviludes

Membre du bureau national du Mouvement Radical, j'ai proposé que notre parti propose que la Miviludes soit re-activée dans son rôle premier et re-intègre les services du 1er Ministre pour lui rendre le rôle véritablement interministériel que son appartenance au Ministère de l'Intérieur ne garantit pas.

Cette proposition a été validée en comité national et est donc devenue une proposition du Mouvement Radical.

J'ai donc été heureuse d'entendre ce matin sur Europe 1 Marlène Schiappa annoncer un renforcement des moyens de la Miviludes et une volonté de judiciariser les dérives signalées. 

Ne reste plus qu'à la re-placer sous l'autorité du 1er Ministre.

miviludes 1er ministre